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Remonter

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Aiti -
Au milieu d'une dense végétation où l'arbousier la commune vous tend
gracieusement ses fruits.. |
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Altiani - Une poignée
d'habitants a décidé de s'unir pour imprimer une nouvelle dynamique à leur
village. |
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Bustanico - Un havre de paix délaissé par les itinéraires
touristique |
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Campile -
Toute une série de réalisations témoigne de l'élan retrouvé d'une commune
décidée à rattraper le temps perdu. |
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Castellare-di-Mercuriu - Agréable
village avec beaucoup de caractère dans un environnement sauvage. |
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Castifau - Le
couvent de Caccia, véritable lieu de mémoire.
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Castiglione -
Castiglione retrouve ses
aiguilles..
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Erbajolo -
Une situation géographique
qui donne à la commune une vocation de carrefour. |
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Moïta - Le
village s'ouvre sur l'art et le tourisme. |
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Muro - Cette
commune au riche patrimoine a fait de la réhabilitation du bâti ancien son
véritable credo. |
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Piedicorte di Caggio - De
cinq cents habitants à cent trente, il y une sacrée différence. |
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Pietraserena -
Visite inaugurale des appartements
communaux réalisés dans l'ancien presbytère. |
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Riventosa -
Les objectifs de la municipalité. |
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Rusio -
Il fait bon se reposer à l'ombre des
tilleuls ou de ta vigne grimpante, est également réputé pour sa farine de
châtaigne. |
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Soveria - Une deuxième jeunesse. |
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Tralonca -
L'âme du centre Corse. |
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Sant'Andria - Attirer de nouveaux habitants par le confort et la qualité
de vie.
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Santa
Lucia di Mercoriu - La commune met tous les atouts de son côté pour se
revivifier. |
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Zalana - Réunion
du conseil d'administration de l'association pour la sauvegarde des deux
églises. |
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Zuani - Fondé en
771 par des habitants de Rome fuyant les assauts des Lombards sur l'antique
cité. |
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| - Maire: Félicie
MAZZACAMI - Code
postal 20250 - Canton de Bustanico - Population 64 habitants - Superficie 1570 hectares - Altitude 756 mètres - |
| Village
à forte personnalité dressé en nid d'aigle avec de hautes façades défensives avec de belles demeures et bergeries anciennes. Une vue étendue sur une vallée verdoyante et la pointe de l'Ernella à l'est (1335 m). http://cguelfucci.free.fr/Html/Tralonca.htm |
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Août 2006 - L'âme
du centre Corse bat à Tralonca
(Corse Matin. S.P.)
Une pure merveille. Agrippé à
sa crête (811 mètres d'altitude), le village de Tralonca presse
ses maisons de pierre les unes contre les autres comme pour
mieux prendre son envol. Mais, ne vous fiez pas à ses allures de
forteresse imprenable, le sens de l'accueil est ici une seconde
nature. A l'image de cette place où arrive nécessairement le
visiteur, après dix minutes d'une route en lacet au départ de
Corte. Un café, un vénérable peuplier, des joueurs de
boules ou de cartes, les Tralunchesi, qu'ils soient
résidants à l'année ou estivants, transpirent la passion de
leur village et ne se privent pas pour la faire partager.
Parmi les guides
incontournables, Antoine Albertini, 97 ans, dont 54 passés au
service de la commune et une écharpe de premier magistrat qu'il
porta durant 22 ans. Une paille au regard de l'histoire de
Tralonca, que certains n'hésitent pas à faire remonter à la
conquête romaine et à ses combats acharnés. Antoine, plus
modestement, évoque l'arrivée de l'eau à domicile (1954),
l'installation du tout-à-l'égout (1974), ou encore le soin
opiniâtre qu'il mit à embellir le village, poursuivi par
l'actuelle municipalité.
Plusieurs maisons d'hôtes -
Le résultat? Des demeures magnifiquement restaurées, des
ruelles pavées et voûtées, comme autant de traits d'union
entre les différents quartiers, dont les noms racontent la vie
d'autrefois. Dans ce cocon minéral, plusieurs maisons d'hôtes
se sont blotties, amenant leur lot de touristes issus des quatre
coins de l'Europe.
Si Tralonca est un lieu de
villégiature idéal pour rayonner sur l'ensemble du centre
Corse, le village en lui-même recèle quelques petits trésors
qui méritent à eux seuls le détour. Telle son église coquette,
dédiée à San Bernardino, où l'on découvre un ancien
tabernacle en bois sculpté et marqueté de la fin du XVIIé
siècle,
ainsi qu'un Christ en croix poly- chrome du XVIIIé
siècle.
D'autres édifices
religieux attendent les curieux, que ce soit au hameau de
Bistuglio, aux allures de proche banlieue cortenaise, ou dans
les alentours directs de Tralonca, avec les chapelles
Saint-Roch et San Lorenzo. L'occasion d'aller visiter les sites enchanteurs de la zone montagneuse qui
s'étend au nord-est du
village. Au détour des différents sentiers qui zèbrent le
maquis, d'admirables points de vue attendent le randonneur
courageux.
Bref, un village qu'on aurai tort d'ignorer. D'autant que, comme
ses habitants se plaisent à .le rappeler "hè u paese unicu
è solu chi dà l'acqua à Golu è Tavignanu" (le seul et
unique village qui donne de l'eau au Golu et au Tavignano).
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- Novembre 2000 - Le vrai visage de Tralonca
(La Corse. Noël Kruslin)
Trop souvent associe a un événement qui, des années durant, a défrayé
la chronique, le village de Tralonca existe avant tout en tant que
communauté qui s'appuie sur l'alliance des générations pour respecter le
passé tout en s'assurant un avenir.
A Tralonca, le sentiment d'appartenir à une véritable famille est
plus fort que tout. Ce sentiment s'impose à tous.
"Tralonca unicu è solu, dà acqua Tavignanu è a Golu". Ce
proverbe met à lui seul en exergue l'exceptionnelle situation géographique
du petit village qui, à une dizaine de kilomètres de Corte, s'élève tel
un château sur son promontoire, avec une imprenable vue sur les deux
vallées qui ceinturent la grande Castagniccia. Au village, nul n'ignore
cette curiosité. "Le symbole de ce site privilégié explique Paul
Moretti, 28 ans, c'est l'église, située en bout d'habitat et sur la ligne
de crête. Quand il pleut, la toiture répartit l'écoulement de l'eau entre
les deux versants. Les deux affluents de la commune ont d'ailleurs le même
cheminement, l'un alimente le Tavignanu, l'autre le Golo". Ces petites
histoires de l'histoire de Tralonca, Antoine Albertini est sans doute le
mieux placé pour les évoquer. Élu en 1979, il est à 91 ans l'un des
maires les plus anciens de l'île. Au village, il est celui qui a traversé
les générations, témoin privilégié de plusieurs époques.
" Le Tralonca du début du siècle, c'était trois cents
habitants, vingt à trente troupeaux, des familles qui possédaient bœufs
et mulets, qui cultivaient la vigne. C'était aussi une école de trente
élèves ". Antoine Albertini n'a pas oublié non plus son retour au
village après une carrière militaire. C'était en 1947, dans
l'après-guerre. "En ce temps-là, tout était à refaire. J'ai vécu
ces années de reconstruction, jusqu'au milieu des années soixante-dix où
nous avons été sérieusement touchés par le phénomène de
désertification. La société évoluait, et pourtant, la vie et l'activité
se voyaient chez nous réduites à bien peu de chose".
Un sentiment d'appartenance - Mais
Tralonca a su prendre son mal en patience et se refaire une santé. Sur le
versant sud du Col de San Quilicu, l'activité agricole connaît un retour
en grâce, en particulier l'élevage ovin et caprin pratiqué par quelques
exploitants. Le hameau de Bistugliu, situé sur la nationale 193, voit
fleurir quelques constructions nouvelles, tandis que la commune est parvenue
à inverser la courbe du dépeuplement. Le dernier recensement a en effet
enregistré 64 habitants, contre 48 pour la précédente opération. Un
regain qui a puisé sa force dans l'attache- ment à des racines. Un
sentiment cultivé en permanence, en particulier au sein des nouvelles
générations. A l'instar de son cousin Paul, Jean-André Moretti, 32 ans,
vit à Corte. Mais les séjours réguliers dans son village ont toujours
fait office de rituel à ses yeux. Depuis l'époque des vacances scolaires
de son enfance, jusqu'aux congés et autres week-ends d'aujourd'hui. "
Aussi loin que remontent mes souvenirs, Tralonca a toujours fait partie de
ma vie. Au village, les gens de ma génération ont tous été élevés dans
cet état d'esprit. C'est pourquoi nous sommes toujours restés très liés.
Même ailleurs, à Corte par exemple, nous nous retrouvons naturellement
comme le font les membres d'une famille. Entre nous, il y a beaucoup
d'amitié, mais aussi un fort et fier sentiment d'appartenance à une
communauté ". Et pour ne pas que cet état d'esprit s'éteigne, on le
transmet aux enfants. Très régulièrement, ils sont environ une trentaine
à égayer les ruelles du village, et surtout la place de l'église,
principal lieu de vie de Tralonca, face au Bar " A Stella ", où
les Traloncais se plaisent à entretenir la convivialité. " Tous les
enfants de Tralonca sont au village pendant les vacances explique François
Sargentini. On pourrait presque ouvrir une école. Certains y vivent avec
leurs familles qui ont fait le choix de se fixer dans leur village. C'est
mon cas, et je pense que cette tendance est en train de s'accentuer. La
proximité de Corte y est pour beaucoup. C'est aussi pour cette raison que
quelques étudiants se logent ici ". Les touristes viennent eux aussi
loger à Tralonca. Et pas seulement pour disposer d'un toit pendant leur
séjour. Ils profitent des chambres d'hôtes de Don Pierre Simonetti.
Des fidèles visiteurs - A
soixante-sept ans, celui qui l'on surnomme "Petrinu" a derrière
lui un riche passé d'éleveur dont ses deux fils ont hérité sur la
commune. Il y a quelques années, avec son épouse, il a aménagé son
habitation pour accueillir des vacanciers en quête d'authenticité et de
rencontres. "Nous faisons partie des Gîtes de France confie Petrinu,
et avec le temps, nous sommes parvenus à fidéliser une clientèle
continentale et étrangère qui parcoure les micro-régions corses de
l'intérieur. Par exemple, nous avons des Belges qui reviennent tous les
ans, et un couple de Stéphanois qui depuis son premier séjour, ne manque
plus la célébration de la Sainte Marie au village". Tralonca ne peut
pas mourir. Tel est le credo d'une population soucieuse d'entretenir une
dynamique, sans ambitionner la concrétisation de grands projets. Seuls
comptent l'amour d'une terre qui ne s'est jamais démenti, et l'envie de
faire savoir qu'elle existe. Du haut de sa colline, Tralonca n'est plus
"l'incastellatu" d'antan. Aujourd'hui, il vous tend les bras pour
vous montrer son vrai visage.
Lochi antichi - A
l'arrivée sur Tralonca en provenance de la nationale 193, le visiteur ne
peut pas rater, une centaine de mètres avant l'entrée du village,
plusieurs "pagliaghji" toujours en assez bon état. L'ensemble ne
constitue en aucun cas les ruines de l'ancien Tralonca, mais une zone
agricole, symbole de l'activité agropastorale d'antan.
Chaque "pagliaghju" n'est autre q'une maisonnette de pierre
à vocation pastorale au toit en terre rouge. il est très largement
question du site de Tralonca dans l'ouvrage de Joseph Orsolini
"L'habitat au toit en terrasse, spécimen de l'architecture paysanne
corse", une publication du Parc Régionale de Corse.
Le vieux hameau de Zuccarellu est également l'une des curiosité de
la commune. La légende raconte que cette localité dut sa perte, au
dixième siècle, au coup de folie de l'un de ses habitants. Arrivée en
retard à la messe, celui-ci ne supporta pas quelle ait débuter sans lui,
il aurait aussitôt abattu le prêtre. Signe de malédiction, Zuccarelli fut
par la suite envahi et détruit par les fourmis. Parmi les habitants qui
prirent la fuite, certain se fixèrent dans la commune voisine de Tralonca,
Santa Lucia di Mercurio. Ils prirent le patronyme de Zuccarelli en souvenir
de leurs origines.
"L’Anima Tralunchese" - C'est ce
qui constitue le poumon du village, et c'est aussi le nom d'une association
née il y a une dizaine d'années dans le but de préserver cette dynamique.
" Entretenir l'âme de Tralonca et mettre en valeur tout ce qui fait
son identité, c'est notre objectif explique Nathalie Cesari. L'un de nos
axes prioritaires, c'est le chant sacré qui est partie intégrante de notre
patrimoine. Nous ne sommes pas loin de deux hauts lieux de la polyphonie, à
savoir Sermano et Rusiu d'où certaines familles traloncaises sont même
originaires. La messe chantée a toujours été une tradition chez nous,
c'est pourquoi nous organisons tous les ans la journée "Canti Sacri"
à laquelle participent les confréries".
Mais l'activité de l'association ne se limite pas à ce domaine.
"Nous veillons à assurer une animation régulière poursuit la
présidente, au moyen de diverses manifestations auxquelles participent les
adultes et les enfants. Et puis nous avons un rêve: obtenir les fonds
nécessaires à la restauration des "pagliaghji" qui constituent une part considérable de notre patrimoine. Nous
espérons que les institutions seront sensibles à nos sollicitations".
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DECOUVERTE
La RN193 reliant Bastia à Ajaccio passe au col de San Quilicu (559 m),
à 7 Km au nord de Corté. Ce col doit son nom à un sanctuaire se
trouvant plus au nord sur la commune de Sovéria.
C'est ici que la RD41 vous dirigera vers le sud-est, à Tralonca.
Ce village est situé sur une crête: au nord les eaux coulent vers le
Golo, au sud vers le Tavignanu. Le lieu est donc au delà des cours d’eaux,
cela justifie le nom de Tralonca, contraction de «Trans long’acqua»:
au delà de longue eau. La commune possède donc de merveilleux sites à
découvrir.
Vous y trouverez, près de l’église, un bar sympathique par
lequel vous pouvez entamer la visite de Tralonca. A quelques mètres au
sud de ce bar, au rez-de-chaussée de la maison voisine, exista jusque
vers 1958 une èpicerie-bar et même une boucherie avant la dernière
guerre. Devant le bar vous pourrez jouer à la pétanque sous un
vénérable «piopu», traduisez un peuplier-tremble.
Il
peut être intéressant de connaître les noms de famille les plus
anciens de la commune:
- Albertini: ce patronyme porter par environ 1% des insulaires, dérive
du prénom Albertu, à l’origine du village d’Albertacce, dans le
canton du Niolu. Albert signifie «noble et brillant».
- Andrioli: vient du prénom Andria. André signifie «vigoureux».
- Angeli, Angelini: viennent du prénom Angelu. Ange signifie
«messager».
- Cipriani: ce patronyme présent depuis le début du siècle (origine
Sorrù in Sù) vient du prénom Ciprianu. Cyprien signifie «de Chypre»
: cette île doit son nom à ses mines de cuivre.
- Federici: vient du prénom Federicu. Frédéric signifie «puissant,
pacifique».
- Gabrielli: vint du prénom Gabriellu. Gabriel signifie «force de
dieu».
- Giacometti: vient du prénom Giacumettu. Jacquot dérive de Jacques,
sens «qui fait mieux de dieu favorise».
- Giani: vient du prénom Giuvanni. Jean signifie «aimé de dieu».
- Grimaldi: vient du prénom Grimaldu. Grimaud signifie «audacieux,
insensible».
- Guelfucci: se patronyme présent depuis un siècle (origine Sermanu)
vient du prénom Guelfuccio, sens «sage».
- Guerrini: vient du prénom Guerrinu. Guérin signifie «soigneux, de
confiance».
- Moretti: du prénom Mauriziu. Maurice signifie «basané».
- Perinetti: vient du prénom Perinettu, dérivé de Petru : Pierre.
- Poli: vient du prénom Paulu. Paul signifie «apaisant».
- Raffaelli: vient du prénom Raffaellu, Raphaël, sens
«dieu guérit».
- Rocchi: du prénom Roccu, Roch, du latin rubeus : «roux».
- Sabiani: patronyme présent depuis un siècle, origine du Niolu, du
prénom Sabianu. Les Sabins, peuple «libre» de l’Italie antique,
défirent Rome vers 700 avant JC.
- Santucci: vient du prénom Santucciu, dérivé du prénom Santu.
Toussaint signifie «vénéré».
- Sargentini: vient du latin, sens «être au service».
- Sarocchi: vient des prénom Cesaru, abrégé en Sar (César dérive d’un
mot étrusque, sens «dieu») et Roccu.
- Simonetti: du prénom Simonettu ; Simon ; sens «exaucé».
- Trojani: vient du prénom Trujànu, Trojan ; sens «Troyen, de
Troie».
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LE VILLAGE
Perché sur
sa hauteur, il semble toujours surveiller les environs. Établi en
position défensive, il serait prêt à faire face à un envahisseur
éventuel. Il vous amusera de savoir que les habitants de Tralonca sont
surnommés «i Tópi» par leurs voisins ; il nous semble s’agir d’une
déformation ayant pour origine le mot «tèppa» utilisé pour signaler
une hauteur.
L’église de Tralonca, avec son magnifique toit en lauzes, est
dédiée à San Bernadino. Elle remplace depuis un peu plus de deux
siècles une chapelle romane médiévale édifiée à la fin du 15ème
siècle.
Bernardin, fêté le 20 Mai, fut un illustre prédicateur
franciscain toscan, mort en 1444 à L’Aquila aux Abruzzes. Il a apaisé
bien des discordes et a accompli des guérisons miraculeuses de son
vivant. En 1423 il traverse un lac sur son manteau : le batelier refusait
de le passer. Canonisé dés 1450, son culte fut propager rapidement par
ses disciples. Entre Tralonca et Rogliano éxistent 12 sanctuaires
dédiés à ce saint. Diminutif de Bernard, ce prénom d’origine
germanique signifie «petit ours fort».
A l’intérieur de l’église vous remarquerez un ancien
tabernacle en bois sculpté et marqueté de la fin du 17ème siècle et un
Christ en croix, en bois polychrome du 18ème siècle.
Sous le même toit que l’église, la salle des fêtes de Tralonca
est une ancienne chapelle Santa Croce, jadis siège d’une confrérie qui
a cessé ses activités vers 1932.
Contre l’église, à l’ouest, la mairie occupe les locaux de l’ancien
presbytère. Ce dernier abrita jusqu’en 1970 l’école de Tralonca.
Avant 1930, cette école se trouvait au quartier d’Ortucciu.
Faute de curé, le nombre de fêtes religieuses et de messes s’est
restreint dans notre canton. C'est ainsi qu'à Tralonca, on ne porte plus
la croix le soir du Vendredi Saint, la statut de San Bernardinu le vingt
mai, celle de San Lorenzu le 10 août, en procession autour du village, à
la tombée de la nuit, à la lumière des bougies en chantant le «Perdono
mio Dio».
De nos jours, la dynamique association «L'Anima Tralunchese»,
égaye Tralonca de son mieux. Ainsi, par exemple, pour la Saint Roch, les
enfants du village sont conviés à de nombreux jeux par des animateurs ;
les adultes participes à des soirées loto presque toute l’année et en
août nous avons noté une soirée dansante. N’oublions pas les
nombreuses promenades à faire dans les environs ainsi que la chasse :
elle passionne encore beaucoup de monde ; grives, perdrix, pigeons sont
bien sur appréciés, mais le gibier qui satisfait le plus reste «u
cignàle» ( le sanglier).
En faisant
le tour du village, vous visiterez successivement les quartiers
suivants:
- U Sorbu: il doit son nom au «sorbier».
- A Rotta: son nom lui vient d’une ancienne petite grotte. Ce quartier
disposait d’un moulin a huile dont la roue a servi par la suite à un
moulin de Santa Lucia.
- Casuccia: son nom signifie «petite maison».
- Ortucciu: doit son nom à un «petit potager».
- Tagliatu: ce mot désigne une «entaille» dans le roc.
- Piazza: ce mot désigne une «place», un lieu plat. Ce quartier
posséda une épicerie-bar jusque vers 1928.
- Castellucciu: doit son nom à une ancienne «maison forte» construite
vraisemblablement au 13ème siècle par des gentils hommes de Tralonca.
Ces derniers profitant de la faiblesse des seigneurs Amondaschi (ce mot
signifie protecteurs) au 13ème siècle, et pour protéger les
populations des environs contraintes à leur obéir. Ce quartier dispose
de plusieurs chambres d’hôtes.
- Fornu Novu: malgré son nom (nouveau four), c’est le plus ancien
quartier de Tralonca. Construit à partir du 12ème siècle, il a
renfermé deux fours dont l’un d’eux fut utilisé jusqu’en 1954.
- A Cullettula: son nom lui vient de sa situation au sommet d’une
colline schisto-grèseuse de 811 mètres.
- Cristinacciu: fondé par un Cristinu (christian)?
- U Chiaroni
- Nuciola
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UNE VISITE DE LA COMMUNE
La commune de
Tralonca possède des sites enchanteurs, dont une zone montagneuse
grandiose, au nord-est de Tralonca. Le point de départ est l’ancien
lavoir du village. Vous arrivez vite au lieu-dit San Giovanni. Ce site
proche d’une source semble avoir été un lieu de culte païen
christianisé vers l’an 600, vraisemblablement abandonné vers le 9ème
siècle. Dans les environs sont les lieux-dits : Castagnoli, temoin d’une
petite châtaigneraie ; Navacchielle devant son nom à un creux avec source
; Vaveraccio, designant un «mauvais ravin» ; Rittelle et Scarpuzzo,
témoins de sites l’un abrupt, l’autre escarpé.
Au nord de San Giovanni vous arrivez vers 977 mètres d’altitude à un
sorte de col dominé à l’est par les 1327 mètres du sommet des Milelli,
ce nom vient du latin admirari : c’est en effet un admirable point de vue
; à l’ouest un chaînon montagneux offre une crête coiffée d’un
sentier ; en le suivant vous avez une belle vue sur Tralonca au sud, puis au
nord sur la verdoyante vallée de l’Ellerato et Omessa. L’Ellerato ne
doit pas son nom au lierre, ce fleuve magnifique fut dès l’antiquité
longé par un sentier ( elleru ) ; au nord-est un autre sentier entre dans
la haute vallée de la Tiulata où le torrent a énergiquement « tailladé
» une série de piscines dans les schistes calcaro-gréseux de la fin du
secondaire de cette magnifique vallée boisée de chênes, bruyères, houx.
Près du torrent dont le débit peut décupler après un gros orage,
vers 800 mètres d’altitude se dresse des ruines du plus ancien moulin de
la commune ; jadis au centre d’une châtaigneraie. Le meunier de ce moulin
de Fussatto, victime d’un lutin espiègle s’en est débarrassé en
mélangeant des grains d’avoine à des grains de blé : ce mélange fait
«désordre» pour le lutin qui commence à faire le tri, mais, vite
découragé par un travail aussi long, le lutin abandonna le moulin.
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Il est une
autre intéressante et différente promenade à faire au sud de Tralonca.
Elle débute par la visite de l’ancienne piève San Lorenzo élevée
vers l’an 700 ; le sanctuaire possède une nef unique de 5 mètres sur
11, une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four éclairée en son
centre par une meurtrière surmontée d’une archivolte échancrée en
demi-cercle, deux portes à l’ouest et au sud (celle utilisée
habituellement) et un toit en ardoises (téghie) au belles pierres de
schiste. Il est préférable de visiter San Lorenzo bordé d’un
cimetière dominé par quelques cyprès, le 10 août, jour de sa fête
.Laurent né à Huesca, Arago, fut à Rome archidiacre du pape San Sistu ;
Martyrisé sur un gril en 258, son culte est populaire dès le 4eme
siècle. La Haute Corse compte 20 sanctuaires San Lorenzo nom signifiant
«couvert de lauriers».
A 200 mètres au nord de San Lorenzo existait le hameau de Fratta
abandonné vers le 16ème siècle ; ce nom lui vient du latin fracta (il
était protégé par un fossé) à l’origine du mot corse fràtta
désignant un fourré de ronces.
A 300 mètres au sud de San Lorenzo l’ancien village de Biterettu
ou Vitarettu doit son nom au latin habitare qui a donné abità en Corse,
abità en provençal, langue où le mot hôtellerie se dit abitarello: à
l’origine du hameau de la Vitarelle à 20 km de Béziers. Abandonné
vers le 16ème siècle au profit de Tralonca, Vitarettu semble s’être
formé dès l’Antiquité paléochrétienne près d’une auberge… Il
faut dire que l’itinéraire col de San Chirgo-Vitarettu-Sermano utilisé
dés l’Antiquité était surveillé par Rome qui plaça un observateur
à Santa Sirvanda (d’où le nom de ce site en commune de Santa Lucia) et
servait de «route» de transhumance entre le Niolu et la Côte Orientale
: les Albertini, les Sabiani sont des habitants du Niolu fixés en
Mercoriu.
A 500 mètres au sud de l’embranchement de San Lorenzo une piste
descend à un terrain de sport puis continue vers l’ouest sur 2km.A mis
parcours vous rencontrez, dans une châtaigneraie, un point d’eau
alimenté par la Fontana di Via Mezzana, à 100 mètres en amont. Un
sentier prolonge cette piste et conduit au site remarquable de Zuccarello
dont les ruines altières se dressent entre 700 et 800 mètres d’altitude
et bénéficient d’un splendide panorama. Ce village dut sa perte au
17ème siècle à la folie d’un de ses habitants : retardé en chemin
(il fallait trente minutes de marche pour se rendre à San Lorenzo) il
arriva en retard à la messe commencée sans lui… et aurait aussitôt
abattu le curé… en punition, une armée de fourmis envahit le village
obligeant les habitants à partir. Nombreux sont ceux qui se fixèrent à
Santa Lucia et prirent le patronyme de Zuccarelli en souvenir de leurs
origines. En Haute Corse une dizaine de lieu sont dits Zuccarello ; en
Rivièra, c’est en Val de Neva le nom d’un bourg perché, protégé
par un ancien château dressé sur un roc comme un sucre : un sakkaron mot
d’origine grec qui a donné zùccaru en Corse.
Pour mieux connaître cette commune, nous la traverserons d’est en
ouest, en retournant à Tralonca à la sortie ouest duquel se dresse un
oratoire Santa Maria dominant au nord le vallon des Tebbianacce : ce nom
vient de ce qu’autrefois le long de ce ruisseau, par période triennale
vraisemblablement, le maquis était abattu, débité, «débbié» (latin
debeo) puis brûlé… cette opération précédait l’ensemencement des
sites amendés par ce brûlis. Plus à l’ouest on rencontre un
sanctuaire dédié à San Rocco élevé aux environs de l’an 1600 pour
implorer la cessation des épidémies de peste ; du 14ème au 18ème
siècle la peste causa la mort de plus de trente millions de personnes,
dont quelque cent mille en Corse.
A 1500 mètres au sud-ouest de San Rocco le lieu-dit San
Francè offre un intéressant panorama. Y a t’il eu sur cette hauteur,
au 13ème siècle un ermitage, c’est possible.
A l’est et au sud de San Francè, le fleuve (u fiùme ) Peaggio
faisait tourner à l’est le moulin du Riuddiu ou Riughju en ruines, et
au sud le moulin de Frattinche : nom signifiant aux habitants de Fratta,
dit aussi moulin de Lampertaccia : d’un prénommé Lambertu, moulin
toujours fièrement dressé en rive droite du Peaggio ; vous voyez une
meule prés du moulin, la seconde meule à 200 mètres en aval a été
emportée par le fleuve en crue .
En vous dirigeant sur Corte, une halte s’impose au hameau de
Bistugliu au-dessus duquel se dresse Santa Maria, petite église de
4.5 mètres sur 10, plus modeste que San Lorenzo mais aussi ancienne d’après
la taille peu soigneuse de ses pierres de schiste. Les contreforts des
murs latéraux supportent une voûte remplaçant la charpente d’origine.
Bistugliu n’ayant que 25 à 70 habitants, on explique la présence de
Santa Maria par l’existence au 7ème siècle dans ce secteur d’une
population venue de la plaine d’Aleria en nombre suffisant, d’autan qu’à
moins de 2km au sud existait l’église de Santa Mariona : piève
religieuse du Talcini devant son nom à l’antique ville romaine de
Talkinon. |
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L'HISTOIRE DE TRALONCA
La commune de
Tralonca, située au cœur de la Haute-Corse, dispose d’une superficie de
16 Km². L’altitude des deux agglomérations principales est de 785m à
811m pour Tralonca, de 511m pour Bistugliu. 174 hectares de la commune sont
au-dessus de 1000m et dominés par L’Ernella (belle montagne) 1473m et la
Cima Tonda (cime ronde, du latin rotondus) 1335mètres.
Au 16ème siècle et vers 1912, époque où la commune fut la plus
peuplée, on a dénombré 300 âmes, contre 229 en 1770. Les Traloncais
vivaient alors d’élevage:
| Années |
Brebis |
Chèvres |
Bovins |
Porcs |
Ânes |
Chevaux |
| 1770 |
290 |
556 |
115 |
60 |
34 |
30 |
| 1912 |
825 |
300 |
60 |
40 |
32 |
2 |
| 1997 |
980 |
270 |
115 |
0 |
3 |
3 |
et surtout d’agriculture.
Celle-ci occupa au 18ème siècle la moitié des terres, puis 85% des terres
au 19ème siècle et ainsi l’homme s’est obstiné à construire
péniblement plus de 30 kilomètres de murs de soutènement pour disposer de
terrasses étagées. Imaginez la belle allure de tout ce terroir alors
couvert de blé, orge, avoine, et des jardins près des points d’eau où
les arbres fruitiers : figuiers, cerisier, péchés, poiriers sont associés
aux carottes, oignons, poireaux, pois chiches, haricots et à partir du
18ème siècle de pommes de terre, tomates. De nos jours une agriculture
aussi assidue n’est plus possible, l’environnement ne permet pas une
mécanisation indispensable pour être compétitif. L’olivier introduit au
18ème siècle, s’étant sur deux hectares et la vigne a disparu, elle
occupait 16 hectares entre Frattinche et Bistugliu , et autour de Santa
Maria.
Les zones boisées, environ 2Km², sont principalement situées entre
Zuccarellu et San Lorenzu et en vallée de Tiulata. Le chêne vert et les
bruyères sont les deux essences les plus présentes. L’arbousier se voit
surtout à Vivario et les houx en vallée de Tiulata.
La châtaigneraie s’étend sur plus de 50 hectares près du moulin de
Fossatto, de San Lorenzo à Zuccarello, à Castagnoli près de San Giovanni,
près de Muriccia et en rive gauche du Fiume d’Ascia. Ainsi, au début du
siècle, le maquis se contentait de 12% des sites: les plus rocheux et les
plus en pente.
Les livres d’histoires parlent un peu de Tralonca. Nous pensons que
l’homme est présent ici depuis plus de 4000 ans. Le site de Nuvalella a d’ailleurs
livré une statue-menhir, au sud de Santa Lucia. Au 5ème siècle avant
notre ère les commerçants grecs vendent ici leurs vins. Rome
dès l’an 200 avant JC s’impose par la force, exige d’énormes tribus
de blé, cire, prend les meilleurs terres, forêts, mines, et n’hésite
pas à commettre un véritable génocide à l’encontre des peuplades
refusant leur autorité. En 172 dans une grande bataille, Rome massacre 7000
Corses près d’Ostriconi , et élève un autel à Junon Moneta : Petra
Muneta, hameau de Palasca, porte ce nom depuis. Ce lieu est à la limite
nord-ouest du territoire de la peuplade des Licnini, Tralonca étant la
limite sud-est, il y a eu, vraisemblablement des Licnini parmi les 7000
victimes.
Rome a-t-elle placé un observatoire au sud-est du col de San Chirgo,
où le lieu- dit Spiccie doit son nom au latin specula : comme le corse
spiculà ce mot signifie observer ? L’effondrement de l’Empire Romain
amène des réfugiés délaissant la plaine et une christianisation des
sites païens comme San Ghiùvanni proche d’une source. Le modeste
sanctuaire vraisemblablement implanté à la fin du 6ème siècle, sous l’occupant
byzantin, a disparu.
L’évangélisation s’achève au 7ème ou 8ème siècle en
élevant une église San Lorenzo dans l’est de la «piève» (hameau) de
Talcini: site fréquenté par les bergers des montagnes voisines, où
existait vraisemblablement un «marché» local ; faire du commerce se dit
mercor en latin. Ainsi San Lorenzo devient-il le centre d’une «piève»:
Mercurio. La désertification des plaines accroît la population des
montagnes, cela justifie une «piève» supplémentaire, d’autant
que l’économie devient autarcique, chaque vallée se ferme sur elle-même
pour se protéger. En 754 l’insécurité amène le départ des byzantins,
leurs navires ne contrôle plus toute la mer Tyrrhénienne. Les Lombards
occupent la Corse pendant 20 ans. Pépin le Bref les chasse et donne l’île
au Pape. En 844 les Sarrazins s’y installent. Mais dès la fin du 9ème
siècle ils en sont chassés peu à peu.
La longue reconquête d’Aléria à la Balagne est l’oeuvre du
praticien romain Ugo Colonna, nommé Comte de Corse par le Pape, et de ses
amis dont Amondo Nasica ancêtre des Amondaschi, mot signifiant
«protecteurs», bientôt seigneurs, de Venaco, Talcini, Mercurio, Niolu,
Giuvellina, Rostinu, Casacconi, E Custiere… Le Mercurio fut un temps une
«marche frontière», sens du mot francique marka jouxtant le pays non
encore reconquis, marche fortifiée de tours-châteaux comme celui de
Marchorio, ruiné de nos jours, il contrôla le col entre Santa Silvanda et
San Lorenzo centre de la « piève » de Mercurio… Au 11ème siècle les
Amondaschi, affaiblis abandonnent la Bas Rustino au marquis Guglielmo di
Massa, puis vers 1250 le Venacais de Rospagliani à Corté à Truffetta
seigneur de Covasina. Les gentilshommes de Tralonca en profitent pour se
libérer au moins partiellement des Amondaschi, élevant un Castellucciu à
Tralonca même, pour se protéger et s’imposer à la population locale.
Les Cortinchi, seigneurs voisins de Castagniccia ajoutent Castellare à leur
Boziu. Les Amondaschi disparaissent en 1358 avec la révolte qui remplace
les seigneurs par des Caporali. A cette époque le Marchorio est incorporé
au Talcini. A la fin du 15ème siècle, le village de Tralonca prenant de l’importance
se dote d’une chapelle San Bernardino puis d’une confrérie Santa Croce.
Les corses anti-génois facilitent la présence de la France dans l’île
pendant 6 ans. Les français partis, Sampiero Corso continue la lutte ; il
réunit une consulte en août 1565 en l’église Santa Lucia di Mercurio.
Son fils Alfonso d’Ornano construit un fortin à Santa Lucia di Mercurio
avant de quitter la Corse où Gênes règne … en ruinant les
villages refusant son joug. Vers l’an 1600 un sanctuaire San Rocco est
élevé pour implorer la cessation des terribles épidémies de peste.
Vers cette époque, ceux qui n’ont pas encore de nom de famille en
reçoivent un, le plus souvent formé à partir du prénom d’un ancêtre.
Vers 1758, Pasquale Paoli encourage la plantation de pommes de terre
pour disposer d’un appréciable complément de nourriture. L’économie
reste autarcique, archaïque et vivrière jusqu’en 1918. A cette date le
recule des cultures qui prirent jusqu’à 85% des terres, favorise une
augmentation des pâturages et de l’élevage, mais les jeunes revenus de
la Grande Guerre émigrent, préférant une carrière dans l’armée, la
gendarmerie, aux colonies, en ville.
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